Plan directeur de l’examen d’aptitude
Introduction
Le plan directeur de l’examen d’aptitude (pharmaciens) repose sur le document préparé par l’ANORP en 2024, Compétences professionnelles des pharmaciens et des techniciens en pharmacie lors de leur entrée en pratique au Canada. Le plan directeur de l’examen renseigne les candidats sur les compétences évaluées par l’examen et sert de guide au BEPC dans la préparation d’examens comparables d’une séance à l’autre, offrant à tous les candidats une chance égale de montrer qu’ils possèdent les compétences requises à l’exercice sûr et efficace de la pharmacie au Canada. Tous les candidats doivent donc lire attentivement le plan directeur, pour savoir s’ils sont prêts à exercer la pharmacie, ou s’ils ont besoin de se préparer davantage ou d’acquérir plus d’expérience dans un champ quelconque de compétence, avant de se présenter à l’examen d’aptitude.
Par « compétences », on entend une combinaison de connaissances professionnelles, habiletés, aptitudes, attitudes et capacités de discernement requises pour un rendement sûr et professionnel adéquat (c.-à-d., l’exercice sûr et efficace de la pharmacie). Les énoncés de compétences fournissent une vue d’ensemble de ce qu’un pharmacien doit pouvoir faire en début de pratique, au besoin et sans supervision. Les normes de pratique décrivent ce que l’on peut attendre d’un professionnel de la pharmacie en tant que « bonnes pratiques », en apportant précisions sur la façon d’exécuter plusieurs des tâches requises pour des services pharmaceutiques sûrs et efficaces. On retrouve les normes nationales de pratique dans le document de l’ANORP intitulé Modèles de normes de pratique des pharmaciens et des techniciens en pharmacie au Canada. Les pharmaciens doivent posséder et appliquer les compétences décrites dans le document pour répondre aux normes. Les compétences sont présentées sous forme de comportements, car elles sont censées être observables, avec les connaissances sous-jacentes nécessaires pour soutenir ces comportements. En vue d’obtenir le certificat du BEPC et le permis d’exercice de la pharmacie, les candidats doivent d’abord faire la preuve qu’ils possèdent de telles compétences professionnelles dès leur entrée en pratique, en réussissant l’examen d’aptitude.
Les questions de la partie I de l’examen d’aptitude (QCM) et les tâches à exécuter lors des simulations de la partie II de l’examen d’aptitude (ECOS) sont liées aux compétences nationales. La part de l’examen d’aptitude, consacrée à chacune des six compétences principales, apparaît dans la colonne de droite sous forme de pourcentage (%) de l’examen total. Ce pourcentage montre le poids accordé à chaque domaine de compétence dans l’examen d’aptitude pour les deux parties combinées. Il indique aussi l’importance relative de chaque compétence dans les résultats d’examen et l’octroi du certificat. Si les deux parties de l’examen évaluent les mêmes compétences, elles visent souvent des aspects ou éléments différents d’une même compétence. La coche apparaissant dans l’une ou l’autre des colonnes de gauche indique si l’élément de compétence est évalué dans une ou les deux parties de l’examen. La prestation de soins : soins cliniques présente le poids le plus élevé, globalement et dans chaque partie de l’examen (QCM et ECOS). Cela démontre l’importance primordiale de cette compétence dans l’atteinte des meilleurs résultats possible pour le patient.
Les poids approximatifs pour chaque domaine de compétence dans chaque partie de l’examen (c’est-à-dire le QCM par rapport à l’ECOS) sont également indiqués dans les colonnes de droite. Par exemple, la prestation de soins : distribution a une poids plus élevé dans la partie I (QCM) que dans la partie II (ECOS), tandis que la communication et la collaboration a un poids plus élevé dans la partie II (ECOS) que dans la partie I (QCM). En revanche, pour le leadership et intendance, les pondérations sont les mêmes dans les deux parties de l’examen, et assez similaires pour le professionnalisme.
Le rôle des pharmaciens dans le système de santé canadien a considérablement évolué au cours des dernières années. Les connaissances et les habiletés, requises des pharmaciens débutants, ont tout autant évolué, afin que ceux-ci puissent exercer leur rôle élargi et répondre aux besoins des patients. Ainsi, le plan directeur comprend désormais deux nouvelles compétences dans la catégorie Professionnalisme : promouvoir l’équité, la diversité et l’inclusion dans le milieu de pratique ; et promouvoir une culture de sécurité des patients et d’amélioration continue de la qualité.
Les compétences des pharmaciens et celles des techniciens en pharmacie peuvent être communes ou spécifiques à chaque rôle, chaque professionnel assumant la responsabilité de son rôle dans le travail en collaboration. Les pharmaciens, orientés vers les aspects cliniques des soins prodigués aux patients, ont la responsabilité du counseling et de la prise de décision en matière de pharmacothérapie. Les techniciens en pharmacie sont principalement responsables des tâches techniques liées à la distribution et de diriger les patients vers le pharmacien pour les conseils relatifs à la médication. Dans de nombreux milieux de travail, les pharmaciens assument ou partagent la responsabilité des tâches techniques et doivent être compétents dans le domaine Prestation de soins : distribution.
Même si certains aspects du champ d’exercice des pharmaciens canadiens peuvent varier selon les provinces ou territoires et les milieux de travail, les compétences essentielles requises des pharmaciens débutants demeurent les mêmes. Dans le cadre des soins aux patients, le pharmacien, peu importe où il exerce sa profession, travaille en collaboration avec le patient, les techniciens en pharmacie et les autres professionnels de la santé, afin d’atteindre les meilleurs résultats possibles pour le patient.
